1. Métabolisme et Risque de Diabète
- Glycémie à jeun : Idéalement comprise entre 0,70 et 0,90 g/L. Au-delà de 0,96 g/L, on suspecte une résistance à l’insuline, un prédiabète ou un contexte inflammatoire.
- Insuline à jeun : Le taux idéal est de 6 mUI/L.
- 7 à 17 mUI/L : Insulinorésistance éventuelle.
- > 17 mUI/L : Insulinorésistance très probable.
- Hémoglobine glyquée (HbA1c) : Reflet de la glycémie sur 3 mois. Doit être < 5,6 %. Une méthode plus précise consiste à viser un chiffre du dixième inférieur au chiffre de la dizaine de son âge (ex: 5,4 % pour 50 ans).
- Index HOMA (HOMA-IR) : Évalue la résistance à l’insuline : < 1,2. Si > 1,7 : risque de diabète. (60,10€NR)
- Lactate basal : Un taux élevé est un signe de rigidité métabolique et de difficulté à brûler les graisses.
- Foie et détoxification : transaminases (ASAT, ALAT), Gamma-GT.
2. Risque Cardiovasculaire et Bilan Lipidique
- Lipoprotéine(a) – Lp(a) : Facteur génétique d’athérosclérose. < 30 mg/dL est jugé correct ; à surveiller dès 50 mg/dL.
- LDL oxydées (oxLDL) : Marqueur de stress oxydatif très prédictif des plaques artérielles. (109€NR)
- Rapport Triglycérides / HDL : Indice de santé métabolique et hépatique : > 1,2 = stéatose hépatique (foie gras) ; > 1,7 = résistance à l’insuline ; > 2,6 = syndrome métabolique.
- Rapport LDL / HDL : Doit être < 3,55.
- Homocystéine : Marqueur de risque vasculaire et de défaut de méthylation. Un taux élevé endommage les parois artérielles. L’homocystéine est une molécule intermédiaire : elle est normalement recyclée par l’organisme . Ce recyclage dépend de certaines vitamines : vitamine B6, B9 (folates), B12. Si ce système fonctionne bien : taux bas, sinon elle s’accumule. Causes fréquentes : Les causes les plus fréquentes : carence en vitamines B (B9, B12, B6), facteurs génétiques (ex : mutation MTHFR), insuffisance rénale, tabac, alcool, certains médicaments. (80€ NR)
- Score calcique coronaire : Scanner mesurant les dépôts de calcium. Plus le score est élevé, plus le risque d’infarctus augmente.
3. Thyroïde
- TSH : Doit idéalement se situer entre 0,3 et 1,5 (maximum 2).
- T4 libre (T4L) et T3 libre (T3L) : À vérifier systématiquement, car 90 % des patients transforment mal la T4 en T3 active.
- Reverse T3 (rT3) : Forme inactive qui bloque l’action de la T3 en cas de stress ou d’inflammation.
- Rapport T3L / rT3 : Indique l’efficacité de la conversion hormonale. Doit être > 20.
- Anticorps anti-TPO et anti-TG : Pour diagnostiquer une thyroïdite d’Hashimoto.
4. Inflammation et Immunité
- CRP (Protéine C Réactive) : Marqueur d’inflammation aiguë ou de bas grade. Doit être < 0,9 mg/L. À partir de 3 mg/L, on parle d’inflammation de bas grade.
- Rapport Neutrophiles / Lymphocytes (NLR) : Reflet de l’équilibre immunitaire et de la perméabilité intestinale. Seuils : Idéalement < 2. Si > 2,5, il y a une inflammation systémique. Entre 2,5 et 5, on suspecte souvent un leaky gut.
- Éosinophiles : Cellules de l’immunité Th2. Seuils : Idéalement entre 50 et 250/mm³. Au-delà de 250/mm³, signe d’inflammation ou histamine élevée. Au-delà de 500/mm³, on suspecte des parasites.
- Vitesse de sédimentation (VS) : La vitesse de sédimentation reflète indirectement la présence de protéines de l’inflammation dans le sang. Quand il y a inflammation, certaines protéines augmentent, elles “collent” les globules rouges entre eux, ils tombent plus vite lors de l’analyse du sang. Une VS élevée est non spécifique : elle indique qu’il se passe quelque chose, mais pas quoi exactement. Causes fréquentes : infections, maladies inflammatoires (ex : polyarthrite), certains cancers, maladies auto-immunes, grossesse, anémie, âge avancé. La VS évolue lentement (moins réactive que la CRP).
5. Bilan Martial (Fer) et Anémie
- Ferritine : Stock de fer, mais aussi marqueur inflammatoire. Seuils : Idéalement entre 50 et 100 ng/mL. En dessous de 30-50 ng/mL, la carence peut causer fatigue et chute de cheveux. Attention : si la CRP est élevée, la ferritine peut paraître normale alors qu’elle est basse.
- Coefficient de saturation de la transferrine : Doit être compris entre 32 % et 42 %.
- Volume Globulaire Moyen (VGM) : Indique le type d’anémie :
- < 85 fL : Anémie microcytaire (manque de fer).
- > 95 fL : Anémie macrocytaire (manque de B9 ou B12).
6. Santé Rénale et Acide Urique
- Acide Urique : Puissant antioxydant protecteur du cerveau. Seuils : Idéalement entre 45 et 60 mg/L.
- < 40-45 mg/L : Risque accru de maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer, SEP).
- > 63 mg/L : Risque de goutte, calculs ou diabète.
- Rapport Albumine / Créatinine urinaire (ACR) : Premier signe de fuite de protéines. Une valeur > 30 mg/g est un critère de gravité.
- DFG (Débit de Filtration Glomérulaire) : Principal indicateur de l’insuffisance rénale (IRC). Stade terminal si < 15 ml/min.
7. Hormones Sexuelles et Stress (Surrénales)
- Cortisol salivaire (4 points) : Permet de voir le rythme circadien du stress. Un taux effondré le matin signe un burn-out.
- DHEA-S : Souvent < 50 µg/dL en cas d’épuisement profond.
- Rapport Progestérone / Œstradiol (en phase lutéale vers J21) : pour confirmer une dominance œstrogénique (si progestérone < 100-150 pg/mL et œstradiol > 80 pg/mL). (femme)
- Testostérone biodisponible : chez la femme, on vise le tiers supérieur des normes (souvent > 0,3-0,4 ng/mL) pour l’énergie et la libido.
- PSA antigène prostatique spécifique (protéine produite par la prostate présente en faible quantité dans le sang)(homme)
8. Intolérance à l’Histamine (SAMA) (allergies)
- Tryptase sanguine : Marqueur d’activation mastocytaire si > 11,4 µg/L.
- DAO sérique (Diamine Oxydase) : Un taux < 10 U/mL indique un déficit de dégradation de l’histamine.
- Monocytes : S’ils sont élevés, la DAO peut être « détournée » vers d’autres voies, favorisant l’excès d’histamine.
9. Statut nutritionnel
- Vitamines et minéraux importants :
- vitamine D,
- vitamine B12,
- folates (B9),
- potassium, magnésium, zinc, cuivre, oméga 3.
10. Onogramme Urinaire
(prélévement des urines s/24h) On pourra y voir si vous avez un terrain acide :
sodium/potassium – chrome – calciurie …
11 . Le gène APOE se “diagnostique” par un test génétique appelé génotypage APOE.
Pourquoi on teste l’APOE ? Parce que certaines variantes influencent : le métabolisme des graisses , l’inflammation , le risque cardiovasculaire , le risque de maladie d’maladie d’Alzheimer
Pour connaître son profil APOE, il faut demander à son médecin :“Génotypage APOE” ou“Recherche du polymorphisme APOE” Parfois le laboratoire écrit aussi : Typage APOEAnalyse génétique de l’apolipoprotéine. 2 techniques : prise de sang (le plus fréquent en laboratoire médical) prélèvement buccal/salivaire (écouvillon dans la joue), surtout dans certains laboratoires privés ou tests génétiques, via un médecin et un laboratoire classique en France, c’est souvent : une prise de sang.
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