Les pouvoirs immenses du diaphragme et du psoas

Qu’est-ce que c’est ?

diaphragme

Le diaphragme est une véritable cloison musculo-tendineuse qui sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale.

Le muscle est très large, aplati et mince. Le diaphragme est, avant tout, le principal muscle inspirateur de la respiration.

Le diaphragme a la forme d’une voûte divisée en deux parties latérales, nommées coupoles diaphragmatiques.

A quoi il sert le diaphragme ?

diaphragme

Il permet aux poumons d’assurer la fonction vitale de recharger le sang en oxygène. Lorsqu’il se contracte, le diaphragme augmente le volume de la cavité thoracique en tirant les poumons vers le bas. Il devient alors plat et raide; c’est ce qu’on appelle l’inspiration. Lors de l’expiration, le diaphragme se relâche et la capacité volumique des poumons diminue.

Un soutien pour le foie

Une bonne respiration diaphragmatique décongestionne le foie et aide la vésicule à évacuer la bile. C’est non négligeable quand on sait que le foie assure pas moins de 300 fonctions vitales. Dont la détoxification, l’immunité, le métabolisme des lipides, glucides, ou encore l’équilibre de la circulation sanguine et qu’il filtre 1,5L de sang par minute. De plus la rate, le pancréas, et l’estomac sont également massés et tonifiés.

Drainage veineux et lymphatique

Le muscle du diaphragme, qui se contracte environ 20 000 fois par jour, assure le pompage vasculaire qui favorise les apports artériels nécessaires au fonctionnement des organes, le drainage veineux et lymphatique, le brassage des fluides et les transferts d’oxygène, de chaleur et de nutriments.

La circulation veineuse étant accélérée, le cœur est bien alimenté et toute la circulation générale en bénéficie.

Un intestin moins paresseux

Le mouvement de contraction du diaphragme à l’inspiration sollicite aussi le tube digestif, permettant le brassage du bol alimentaire et une meilleure digestion, ce qui permet de lutter contre la paresse intestinale.

Aide du système nerveux parasympathique

La respiration abdominale profonde met en jeu le système nerveux, responsable des fonctions neurologiques inconscientes du corps. Il s’agit principalement sur la digestion, la croissance, la réponse immunitaire, les réserves énergétiques et la relaxation.

A l’inverse, un diaphragme crispé, tendu, spasme ou bloqué va contrarier les rouages du système neurovégétatif et donc possiblement dérégler la digestion, la sécrétion d’hormones, la circulation artérielle, etc.

Attention, au diaphragme bloqué !

S’il y a une perturbation émotionnelle, du stress, de l’anxiété ou après un choc, le diaphragme peut se bloqué. C’est donc la respiration claviculaire et thoracique qui prend le relais. Les échanges gazeux sont alors insuffisants, le corps s’encrasse et stocke les déchets, précipitant l’organisme vers un vieillissement prématuré et potentiels processus inflammatoires.

Le psoas, un muscle essentiel au bien-être !

psoas

Le psoas est un muscle très important du corps, qui part de la hanche, traverse tout l’abdomen, puis vient s’attacher aux cinq vertèbres lombaires. Il est le seul muscle qui relie directement le tronc au bas du corps, d’où son rôle crucial dans l’alignement de la posture, l’équilibre, la flexibilité et le mouvement. Mais son importance ne s’arrête pas là. Des études montrent en effet qu’il pourrait être directement impliqué dans notre état de bien-être général, ce qui lui vaut d’être surnommé de façon très explicite « le muscle de l’âme » …

Le psoas, un muscle émotionnel

Il est un fait indéniable : le psoas réagit aux émotions. Pourquoi ? Parce que structurellement, il est relié au diaphragme, à la moelle épinière et aux reins. Ayez le réflexe EFT

Psoas et diaphragme

Le diaphragme, c’est la membrane qui module la respiration. C’est aussi là que beaucoup de sensations physiques liées à l’anxiété se manifestent. L’impression d’avoir le souffle coupé, ou encore celle d’avoir un poids sur la poitrine. Tout cela provient d’un diaphragme tendu, contracté, crispé par le stress. Or diaphragme et psoas sont intrinsèquement reliés dans leurs structures. Ce qui veut dire qu’une tension dans le diaphragme se répercute sur le psoas, mais aussi inversement.

Psoas et moelle épinière

Le psoas étant relié de façon très profonde aux cinq vertèbres lombaires, il est en connexion directe avec la moelle épinière. Ceci permet d’envisager sérieusement un lien entre le psoas et la partie la plus archaïque de notre cerveau : le cerveau reptilien. Bien avant que notre cerveau ne se développe et ne nous donne la parole et la capacité d’organiser et de penser, c’était le cerveau reptilien qui permettait le fonctionnement de notre base essentielle : la survie. Le cerveau reptilien gère le combat et la fuite. De là une conclusion s’impose : si le psoas est tendu, le cerveau reptilien l’est aussi, laissant émerger un sentiment général d’insécurité voire de danger imminent.

Psoas et reins

De chaque côté des lombaires se trouvent les reins. Or le fascia du psoas (un fascia est une membrane qui entoure un muscle ou un organe et qui le soutient) est relié avec celui du rein. En médecine chinoise, le rein est un organe clé puisqu’il est associé à la frustration, la colère et surtout la peur. Si l’on vit des émotions de cette sorte, il y aura des répercussions sur les reins mais aussi sur le psoas qui deviendra tendu.

Prendre soin de son psoas pour s’épanouir émotionnellement

Sans résoudre absolument tous les problèmes du cœur et de l’âme (restons lucides), avoir un psoas en bonne santé semble néanmoins indissociable d’un bien-être général. Car avoir un psoas détendu induit également la détente du diaphragme, du cerveau reptilien et des reins qui sont, comme nous l’avons vu plus haut, les sièges essentiels des peurs et des angoisses. Le principal souci du psoas, c’est son manque d’étirement. Et la posture assise que la vie moderne nous contraint plus ou moins tous à avoir de façon trop prolongée ne joue pas en sa faveur. Il est donc primordial de détendre le psoas, puis de l’étirer tranquillement pour pouvoir libérer nos émotions et vivre mieux. Et ça tombe bien, il n’y a rien de plus simple. En réalité, quelques minutes suffisent…

Détendre son psoas

Allongez-vous sur le sol en allongeant bien la nuque. Gardez les jambes pliées avec les pieds à plat à la largeur des hanches tandis que vous laisserez les deux genoux tomber l’un contre l’autre passivement. Abandonnez les bras de chaque côté du corps, un peu éloignés de votre tronc. Fermez les yeux, et respirez tranquillement par le ventre.

Étirez en douceur son psoas

Depuis la position précédente : placez vos bras en croix et laissez le genou droit tomber à droite en gardant le pied au sol. Puis soulever la hanche gauche en contractant légèrement le fessier. Maintenez l’étirement le temps de quelques respirations, puis procédez bien sûr de l’autre côté.

Étirer et assouplir le muscle psoas, dit “muscle de l’âme”, peut résoudre vos problèmes d’anxiété ou d’hypersensibilité. Le psoas est le reflet de notre état d’esprit de par sa connexion au diaphragme. Il a un lien intime avec notre rythme respiratoire, et donc avec notre état émotionnel. Ainsi que le tronc cérébral, mieux connu sous le nom de cerveau reptilien. Aussi, plus vous serez stressé(e), plus votre muscle psoas sera tendu. Plus votre psoas sera souple, plus vous serez serein(e).

À genou: Posez un genou au sol et l’autre genou devant vous à 90° avec le pied bien en appui au sol. En gardant les abdominaux contractés, avancez le bassin vers l’avant jusqu’à ce que vous sentiez un étirement dans le devant de la hanche.

Couché : Au bout du lit, ramenez une jambe le plus près possible de votre poitrine, asseyez-vous au bout du lit et couchez vous en gardant la jambe bien collée sur le ventre. L’étirement devrait se produire sur le devant de la cuisse qui est toujours dans le vide, à l’extérieur du lit.

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